Paramétrages

lundi 08 avril 2019

La réalité augmentée
au service du quotidien

La réalité augmentée, cette technologie, bien que souvent assimilée à la réalité virtuelle, n’en est pas à son premier coup d’essai ! Elle a fait son apparition en 2006/2011 avec l’arrivée des simulations holographiques dans la mode notamment pendant les défilés de haute couture. 

La réalité augmentée moderne a pourtant vécu quelques turbulences… On se souvient tous du flop des Google Glasses jugées trop intrusives pour le public mais pourtant bien acceptées par les entreprises. 

Les mentalités ayant changé, probablement grâce aux réseaux sociaux, Google tente à nouveau l’expérience avec des modèles plus minimalistes, rendant la technologie plus accessible.  

La firme de la Silicon Valley n’est pas la seule à s’intéresser à la réalité augmentée. Nombreuses sont les entreprises qui tentent de mêler notre quotidien avec cette technologie comme IKEA pour un usage domestique (aide à l’aménagement intérieur), ou même Niantic pour un usage ludique avec PokemonGo. 

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De nos jours la réalité virtuelle fait partie intégrante de notre quotidien : test virtuel de lunettes sur des sites en ligne (des lunettes sont posées sur notre visage en réalité virtuelle), essayage virtuel (même procédé que les lunettes, on peut essayer des vêtements et avoir des mesures précises sans pour autant les porter), et même conduite (affichage tête haute, retours holographiques dans les casques de moto). Mais souffrant d’une assimilation à la Réalité Virtuelle, cette technologie est souvent synonyme de gaming et n’est pas exploitée à 100%.  

Et si la réalité augmentée était utilisée pour servir d’autres causes ? Le team-building ou le marketing digital ? 

Une réalité virtuellement améliorée ? 

Contrairement à la réalité virtuelle, la réalité augmentée n’est qu’un enrichissement de notre réalité à l’aide d’hologrammes ou objets virtuels. Il est donc aisé de remplir une pièce vide avec une multitude d’entités virtuelles interactives ou informatives.  

Les plus écologistes d’entre nous apprécieront la démarche car même si les appareils permettant la visualisation d’objets consomment de l'énergie et fonctionnent sous batteries, la virtualisation permet une réduction de production drastique. Oubliez l’encre et le papier, il est possible d’afficher des posters ou flyers virtuels et de les modifier sans les réimprimer.  

Il est possible d'utiliser la réalité augmentée pour des objets du quotidien ou des évènements grand public. Plutôt que de faire venir une voiture, pourquoi ne pas présenter un véhicule virtuel au salon de l’auto et ainsi réduire les coûts de transport et limiter l’impact écologique ?  
Les puristes soulèveront le point du contact, du toucher ; élément physionomique clé de la création de sensation et pourtant absent des simulations AR/VR (réalité augmentée / réalité virtuelle), et ils auront raison !  

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Même si de nombreux accessoires comme des gants à retour haptiques sont de plus en plus commercialisés, la plus grande frustration lors d’une immersion dans le monde virtuel est le non-retour de sensations surtout localisées sur la locomotion (absence de vrai déplacement physique) et le non-retour haptique (absence de sensation au niveau des mains lors de la prise d’un objet virtuel par exemple).  
C'est là où l’AR domine, dans la mesure où nous ne sommes pas complètement plongés dans le monde virtuel, car nos membres physiques sont pleinement utilisables et même si aucun retour sensoriel n’est possible sur les hologrammes, notre chimie synaptique et notre équilibre s’adaptent. Ainsi, le manque de toucher n’est plus prioritaire pour notre corps et l’expérience virtuelle peut être pleinement appréciée. 

Dans un cadre professionnel, la réalité virtuelle a pleinement sa place dans l’industrie automobile (Google Glasses sur les chaînes d’assemblage Volvo), le secteur médical (opération de l’épaule grâce à l’Hololens) et le training (via Hologrammes). Mais on pourrait élargir ce champ des possibles et appliquer cette technologie à d’autres thématiques.  

Discuter avec Pierre de Coubertin grâce à l’AR ? 

Jusqu’à présent, la réalité augmentée servait la production industrielle, mais se démocratisant de plus en plus, les mentalités changent, nos retours d’expériences prennent le dessus sur nos peurs induites pas la science-fiction et l’utilisation de cette technologie devient de plus en plus présente dans notre quotidien.  

Alors pourquoi ne pas introduire de plus en plus la réalité virtuelle dans nos musées ou nos galeries d’art ? Qui n’a jamais eu envie de connaître l’histoire de la Vénus de Milo ou de la Joconde raconté par le personnage lui-même ? De discuter avec virtuellement ? Qui n’a jamais rêvé de marcher avec les dinosaures et les mammouths de plusieurs mètres de hauteur et avoir des informations en temps réel (squelette, enveloppe musculaire, système nerveux et sanguin) ? 

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Grâce à la réalité augmentée, au Musée Olympique, il serait par exemple possible de discuter avec Pierre de Coubertin tout en profitant du reste de l’exposition. Il serait également possible de visionner à notre rythme des rediffusions de vidéos datées et commentées sur l’Histoire des Jeux, d’obtenir des informations sans pour autant gâcher l’expérience des autres visiteurs. 

Ce principe peut s’appliquer sur des showrooms de haute joaillerie et horlogerie. Avec le minimum de matériel il serait possible de faire parler une montre ou du moins son designer afin de partager toutes les étapes de la conception de l’objet, les idées qui ont induit la fabrication, etc. 

Il est actuellement possible de réaliser toutes les idées précédemment exposées sans AR, mais sous couvert d’une perte de dynamisme et à une échelle bien inférieure à ce que l’on peut faire avec cette technologie. Une pièce réelle a des limites, une pièce virtuelle n’a comme limites que celles que l’on lui fixe ! 

Dans un autre registre mais tout aussi bien adapté, couplée à de la localisation indoor et de la reconnaissance de surface, la réalité augmentée peut être un véritable atout dans la valorisation des relations professionnelles.  
Quoi de mieux qu’une application permettant une visite virtuelle des locaux de votre entreprise affichant les lieux-clés ainsi que les bureaux des collaborateurs.  
L’application permettrait aux nouveaux arrivants de localiser les points de rassemblement plus facilement et plus rapidement, pouvant ainsi favoriser leur intégration au sein de l’entreprise. 

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Vous l’aurez donc compris la réalité augmentée ne se substitue en aucun cas à la “vraie” réalité. Elle ne fait que la compléter, l’enrichir, l’embellir !  

Cette technologie permet de se démarquer, de dynamiser son image et d’optimiser sa surface de production. Même si les utilisations sont encore timides à ce jour, le virage est proche et il ne tient qu’à nous de le prendre et de se laisser guider par son usage. 

Guillaume Sanchez - Concepteur/Développeur, SQLI Suisse

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